dimanche 30 novembre 2008

La connaissance est un ensemble de valises qui ne doivent former qu'un seul bagage!!

Mon dernier blogue portera sur le chapitre cinq de Fisher et Nadeau[1]. Ce chapitre, intitulé ce qu’on sait aujourd’hui de l’apprentissage, est très intéressant et au fait du jour.

Dans ce chapitre, nous en apprenons sur l’apprentissage et sur le fonctionnement de l’intégration de nouvelles connaissances. On nous démontre toute l’importance de l’aspect social de l’apprentissage. On dit que l’enfant « a besoin des adultes et des pairs, les interactions verbales y jouant un rôle fondamental »[2]. D’ailleurs, pour Barth, les théories de Bruner et de Vygotsky « conçoivent le développement cognitif comme un processus social d’intériorisation de concepts, d’outils intellectuels (langage, modes de pensée, technologies comme la lecture, l’écriture), d’attitudes et de valeurs. Cette intériorisation est rendue possible par l’interaction avec des adultes qui les pratiquent avec nous et nous en donnent ainsi une expérience explicite qui nous permet par la suite de l’intérioriser »[3]. D’où l’importance de faire parler les élèves et de faire des échanges entre eux afin de faire profiter toute la classe des réflexions de chacun. On traite également dans ce chapitre de la zone proximal de développement. Pour que l’élève réussisse dans ses apprentissages, ces derniers doivent se situer dans la zone de « confort » de l’élève. Lorsqu’une notion se situe en dehors de cette zone, l’élève n’est pas prêt pour l’apprendre. La zone proximale de développement n’est pas la même pour tous, d’où l’importance de la différenciation de l’apprentissage. L’élève est en droit de faire des activités adaptées à cette zone afin de lui permettre de comprendre et d’intégrer la matière.

Ce chapitre traite également des différents types de connaissances : déclaratives, conditionnelles et procédurales. Il est important de faire un va-et-vient constant entre les types de connaissances. On ne veut pas qu’un élève ne mémorise qu’une procédure sans savoir quand l’utiliser et ce qu’elle implique. Il est favorable également de faire induire à l’élève la règle de grammaire plutôt que de lui donner d’emblée. Un élève actif qui trouvera la règle par lui-même aura plus de chance de la comprendre et de l’intégrer. De plus, il saura la retrouver lorsqu’un exercice nécessitera l’utilisation d’une telle règle.

Finalement, l’aspect le plus important du chapitre, selon moi, est celui qui a trait au transfert des apprentissages. Le but ultime de l’apprentissage est que l’élève arrive à transférer ses acquis dans n’importe quelle situation. L’apprentissage ne se résume pas à une accumulation de connaissances que l’on entasse dans un tiroir (un tiroir pour le français, un tiroir pour les mathématiques, un tiroir pour l’histoire, etc.). L’apprentissage nécessite que l’élève soit en mesure de prendre des éléments d’un tiroir et de les utiliser avec les éléments d’un autre tiroir. On doit apprendre à l’élève à utiliser ses connaissances dans tous les types de situation. Je crois que pour y arriver, il est important d’intégrer plusieurs matières dans l’apprentissage d’une notion et de contextualiser les apprentissages. On doit rejoindre l’enfant dans ses intérêts tout en le faisant recourir à tout son bagage de connaissances plutôt qu’à seulement quelques valises!



[1] Fisher, C et Nadeau, M., 2006. La grammaire nouvelle : la comprendre et l’enseigner. Montréal.

Éd.Gaëtan Morin.p. 99 à 142

[2] Fisher, C et Nadeau, M., 2006. La grammaire nouvelle : la comprendre et l’enseigner. Montréal.

Éd.Gaëtan Morin.p. 101

[3] Ibid

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