dimanche 30 novembre 2008

La méthode EMS: une solution à bien des mots!!!!

J’ai décidé de consacrer ce deuxième blogue au texte sur l’enseignement multisensoriel simultané[1] (EMS) de madame Louise Brazeau-Ward. Ce texte, d’une trentaine de pages, démontre que l’enseignement multisensorielle est une méthode d’enseignement efficace pour les personnes atteintes de dyslexie.

La première idée qui me soit venue en tête après ma lecture fut : « Woah! Je ne connaissais pas grand-chose à la dyslexie! » Il est étonnant de voir les fausses perceptions que nous pouvons avoir quant à cette maladie. Malheureusement, j’ai également pu comprendre que je n’étais pas la seule ainsi et la population gagne à démystifier cette maladie, car le bien-être de nos enfants en dépend. J’ai également compris pourquoi les élèves dyslexiques avaient autant de difficulté dans leurs apprentissages. Comme le trouble est biologique et qu’il se situe à la base des apprentissages, c’est-à-dire le principe alphabétique ou le lien entre le son et la graphie, il est évident que, pour ces enfants, la construction de connaissances est très difficile, voire quasi impossible avec un enseignement conventionnel. Ce serait comme essayer de bâtir un immeuble de plusieurs étages sur des fondations mal construites. Par contre, malgré le fait que la dyslexie soit une maladie, il n’en reste pas moins que nous avons des outils pour permettre à ces enfants d’apprendre et de surmonter, ou du moins essayer, les difficultés. De plus, cette méthode d’enseignement peut convenir autant aux enfants dyslexiques qu’aux enfants non touchés par cette maladie en réduisant le besoin de récupération et en prévenant l’échec.

Comme les enfants peuvent être soit auditifs, visuels ou encore kinesthésiques, il était primordial de trouver une méthode d’enseignement qui ne pénaliserait aucun de ces trois types d’apprenants. De plus, comme la dyslexie se divise en trois types, moteurs, auditif et visuel ou parfois une combinaison de tous ces types à la fois, il est compréhensible que l’enseignement conventionnel ne puisse convenir aux enfants dyslexiques. Comme le dit si bien madame Brazeau-Ward [2] : « Ce qui compte aujourd’hui, ce n’est pas de débattre quelle est la meilleure méthode, mais d’augmenter l’efficacité de tous (enseignants, professionnels, parents, etc.) à aider les enfants, les adolescents et les adultes à pouvoir lire et écrire pour mieux vivre dans notre monde complexe ».

Il est évident que dans ma pratique professionnelle je serai amené à côtoyer des enfants dyslexiques. Cependant, comme le mentionne madame Brazeau-Ward, « la plupart des enseignants ne reçoivent pas la formation nécessaire pour offrir un enseignement multisensoriel approprié aux personnes qui ont des difficultés d’apprentissage de lecture ». [3] J’aimerais être de celles qui vont conscientiser les milieux scolaires à cette problématique tout d’abord en en parlant et en encourageant les commissions scolaires à former correctement les enseignants. Également, je vois cette lecture comme un début, car il est certain que je me renseignerai plus à ce sujet afin d’être une meilleure enseignante pour ces enfants. J’aimerais beaucoup m’inspirer de la méthode d’enseignement multisensorielle dans le cadre de mon enseignement, car, comme mentionné dans le texte, cette méthode convient à tous les âges et tous les niveaux et elle permettrait également de prévenir l’échec et de réduire le besoin de récupération. Pourquoi se priver d’une méthode qui a fait ses preuves?

Dans la classe où s’est déroulé mon deuxième stage, il y avait un élève dyslexique. Ce fut un énorme défi pour moi d’adapter mes activités à son niveau. J’ai cependant remarqué que l’élève avait tendance à s’asseoir quelque peu sur ses lauriers. Il était habitué à se faire lire ses textes et ne se donnait plus la peine d’essayer par lui-même. Dès qu’on essayait de le pousser un peu plus loin dans les apprentissages en augmentant le degré de difficulté, il reculait ou prenait la fuite (besoin d’aller aux toilettes, fait le ménage de son bureau, etc.). J’ai compris que la différenciation peut parfois prendre la forme d’un cercle vicieux. Plus l’enfant est habitué de prendre le chemin de la facilité, moins il est tenté de faire réellement des efforts et peut nuire à ses apprentissages en n’essayant pas d’aller plus loin. Je dis oui à une méthode qui offrirait l’occasion aux élèves de faire des efforts qui rapportent autant pour eux que pour le reste de la classe. Cette classe aurait peut-être intérêt à adopter une méthode comme la méthode d’enseignement multisensorielle.



[1] Brazeau-Ward, L.,1998, La méthode EMS: une méthode d’enseignement multisensorielle pour personnes

dyslexiques, Ottawa, CDC Inc., 37 p.

[2] Brazeau-Ward, L.,1998, La méthode EMS: une méthode d’enseignement multisensorielle pour personnes

dyslexiques, Ottawa, CDC Inc., p.11

[3] Brazeau-Ward, L.,1998, La méthode EMS: une méthode d’enseignement multisensorielle pour personnes

dyslexiques, Ottawa, CDC Inc., p.20

1 commentaire:

Unknown a dit…

Bonjour
Je vis en Californie et je recherche le plan des leçons de la méthode EMS par Louise Brazeau-War
Sauriez vous ou je pourrais me le procurer?