dimanche 21 septembre 2008

Pas si nouvelle que ça la grammaire!!!


Pour mon tout premier blogue, j’ai décidé de me concentrer sur le chapitre trois intitulé « L’évolution de la grammaire au Québec » du livre [1] de Marie Nadeau et de Carole Fisher. Principalement, ce chapitre traite de l’évolution de la grammaire au Québec et du passage de la grammaire traditionnelle à la grammaire dite nouvelle.

À la suite de ma lecture, j’ai compris la grammaire d’aujourd’hui, bien qu’elle soit étiquetée de nouvelle, il n’en est rien. En fait, ce n’est qu’une autre façon, beaucoup plus simple, de voir la langue afin d’amener les élèves à être meilleurs dans leur lecture et l’écriture ainsi qu’à comprendre, plutôt que d’apprendre par cœur, les règles régissant l’écriture. En effet, la grammaire nouvelle ne prétend pas réinventer la grammaire puisqu’il n’y a rien de « nouveau ». Elle offre plutôt un remaniement de ce qui était déjà en place rendant ainsi la compréhension des règles grammaticales plus facile pour les élèves. Comme le dit l’auteure elle-même [2] , la grammaire d’aujourd’hui se veut plus fonctionnelle, donc plus près des besoins des élèves. Par conséquent, l’élève joue un rôle plus actif dans ses apprentissages que traditionnellement : il n’est plus un vase dans lequel l’enseignante, seule maître du savoir, y déverse les connaissances.

Toute cette nouvelle pensée quant à la grammaire va dans le même sens que ce que préconise le Programme de formation de l’école québécoise. En effet, avec le Renouveau pédagogique, on reconnaît qu’une meilleure acquisition ainsi qu’une plus grande maîtrise des connaissances passent par un élève actif, c’est-à-dire par un élève qui s’investit dans ses apprentissages et qui découvre par lui-même les règles grammaticales plutôt que de simplement recevoir la matière et la mémoriser.

Pour atteindre un tel objectif, je vais devoir, en tant que future enseignante, me familiariser avec cette « nouvelle » grammaire qui m’est totalement inconnue. Je suis des gens qui ont reçu une éducation traditionnelle et toute cette nouvelle façon d’enseigner m’angoisse quelque peu. Pour y arriver, en plus de me familiariser avec cette nouvelle approche, je vais devoir rafraîchir mes notions grammaticales puisque ces dernières sont quand même loin derrière moi. Heureusement, l’université met à la disposition des étudiants des ateliers très enrichissants en français et j’investirai également dans l’achat d’une nouvelle grammaire qui sera un outil très utile tant dans ma vie étudiante que dans ma future profession. Et vous, connaissez-vous la nouvelle grammaire?


[1]Fisher, C et Nadeau, M., 2006. La grammaire nouvelle : la comprendre et l’enseigner. Montréal. Éd.Gaëtan Morin.p. 43 à 64

[2]Fisher, C et Nadeau, M., 2006. La grammaire nouvelle : la comprendre et l’enseigner. Montréal. Éd.Gaëtan Morin.p. 45

5 commentaires:

Mélanie Dépatie a dit…

Salut Maria-Josée,

Moi aussi je désire utiliser la nouvelle grammaire, cependant je vais devoir me familiariser avec celle-ci.

Mélanie Dépatie

Annie Lavigne a dit…

Bonjour Maria-Josée,

Je trouve que tu résumes très bien le chapitre trois en énonçant le rôle de l'élève dans ses apprentissages de la «nouvelle grammaire». Je pense aussi que la grammaire n'est pas tellement «nouvelle», mais qu'elle a été adaptée afin de simplifier des notions grammaticales qui étaient plutôt complexes et incomplètes.

Je suis également de celles qui ont appris selon la grammaire traditionnelle. Je crois qu'il importe de mettre nos connaissances à jour afin d'enseigner aux élèves selon la grammaire nouvelle en utilisant les termes appropriés. Je préconise la méthode selon laquelle les élèves sont actifs dans leurs apprentissages!

Excellent blog très agréable à lire!

Annie Lavigne

Geneviève Carpentier a dit…

Tu résumes très bien les idées essentielles du chapitre tout en donnant ton opinion. Te lire est très intéressant puisque tu laisses de la place à l’idée des auteures avant de donner ton opinion. J’ai fait l’acquisition d’une nouvelle grammaire et comme tu le dis si bien, je devrai profiter des cours que nous offre l’université afin de m’approprier réellement cette nouvelle manière d’enseigner. Bravo pour ton texte et surtout pour ta plume!

Kathleen St-Pierre a dit…

Bonjour Maria!
Il est évident que nous devons nous familiariser avec la nouvelle grammaire et les nouveaux termes qui s'y rattachent. Ce nest pas facile pour nous, qui sommes de la génération de la grammaire traditionnelle, de s'approprier cette nouvelle grammaire. Peu à peu, je crois qu'on sera en mesure de s'y conformer. Selon moi, la grammaire n'a pas changé en tant que tel. C'est plus la façon de l'enseigner et les termes qui ont changés. Donc, je crois sincèrement que nous serons en mesure de bien l'enseigner en tant que futures enseignantes au primaire.

Bravo Maria!
Kathleen St-Pierre

Marie-Élaine a dit…

À la lecture de ton blogue, j'ai tout de suite été curieuse vis-à-vis un de tes titres, soit celui qui affirme que la nouvelle grammaire ne l'est pas réellement. De mon côté, j'avais tiré d'autres conclusions à la suite de ma lecture du chapitre sur la nouvelle grammaire. Cependant, tu m'as fait découvrir une nouvelle vision: la nouvelle grammaire est une adaptation à la société d'aujour'hui comparativement à l'ancienne.
Ta réflexion est très intéressante!